France 3 Dans les coulisses des entreprises innovantes - une

France 3 Centre – Val De Loire – Dans les coulisses des entreprises innovantes

 

 

Passage France 3 Centre – Val De Loire septembre 2017

Toute l’équipe d’Objetdomotique tient à remercier chaleureusement France 3 Centre – Val de Loire pour l’intérêt porté à notre projet !



Sous-titrage malentendant

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Dans l’incubateur de la Cité MAME à Tours, une startup commence à faire beaucoup parler d’elle : Objetdomotique.com déjà labélisée French Tech Loire Valley.

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C’est à la suite d’un grave accident de la circulation que Guillaume Tessier a eu cette idée, des objets connectés sécurisants pour la maison mais surtout à destination des personnes âgées dépendantes et les établissements d’hébergement comme les EHPAD.

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Guillaume Tessier : nous avons un vrai savoir-faire dans l’habitat intelligent, on s’adresse à la personne et non à l’habitat lui-même, on vend une solution à travers la personne. Cette solution s’adapte aux personnes les plus fragiles. On a une capacité à répondre sur le maintien à domicile, souvent pour les aidants familiaux qui sont nos prescripteurs, cette solution les rassure et permet aux personnes de rester dans leurs habitats. Mais après, nous avons une autre solution adressée aux professionnels en BtoB et nous intervenons sur les résidences séniors comme les EHPAD ou les foyers logements.

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Une douzaine de salariés dans un espace adapté dans le plus pur style startup. Ici les cerveaux sont à plein régime car il faut penser avenir et réfléchir à tout ce qui pourrait être utile et faciliter la vie de tout un chacun.

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Cette box qu’on appelle «interface» va avoir la fonction de raccorder l’intérieur de la maison à tous les smartphones. Par la suite, sur cette box, nous allons raccorder tous les outils qui vont permettre de rendre cet habitat intelligent pour que la personne soit libérée.

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Détecteurs de chute, prises de courant intelligentes, bracelets d’alertes et une liste de nombreux produits connectés pour la sécurité des personnes. Gros avantage de cette startup, c’est de mettre en réseau les spécialistes du secteur et d’adapter aussi aux particuliers.

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En fait il y a des acteurs qui font déjà de la domotique et qui sont spécialisés sur leurs marques. De cela, ils ont décliné les services appropriés à leurs marques. Comme ils sont sur des protocoles fermés, c’est-à-dire que les marques entre elles ne peuvent pas communiquer, nous nous faisons communiquer les marques entre elles et nous disposons de notre réseau d’installateurs sur la France pour répondre aux besoins de tout un chacun.

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[Conversation]

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Une levée de fonds de dix millions d’euros sur quatre ans permettra le bon développement de l’entreprise, une philosophie aussi : tendre la main aux autres via smartphones et objets connectés. Allez, c’est fini… pour aujourd’hui.

Qui gagnera la bataille de la maison intelligente ?

Pour faire le commentaire de la forte présence de la domotique lors du CES 2017, Les Échos ont fait appel à Guillaume Tessier (CEO d’Objetdomotique) en lui accordant une interview décryptant les tendances actuelles et en devenir du Smart Home.
Retrouvez ici l’interview sur le site des Échos.

 

Les Échos - qui gagnera la bataille de la maison intelligente ?

Guillaume Tessier les échos

Est-ce que la maison connectée va réussir là où la domotique a échoué ?

Trop contraignante, la domotique n’a jamais vraiment percé. Il fallait tirer des fils dans toute la maison, raccorder les différents éléments à un tableau de contrôle fixé au mur… Le concept de « smart home » simplifie les usages. Tablette ou smartphone à la main, le particulier pilote son portail, les volets, le chauffage, l’éclairage ou les caméras de surveillance. Des scénarios permettent de synchroniser les équipements en fonction des habitudes et emplois du temps des occupants.
Mais faire communiquer entre eux ces objets n’est pas chose aisée. Chaque acteur a développé son protocole de communication, dont certains sont fermés, comme celui de Thomson. Se pose aussi la question du contrôle à distance de ces objets connectés. En France, on assiste à la guerre des réseaux bas débit orientés IoT, entre Sigfox et LoRa (Orange, Bouygues Telecom).

Est-ce la multiplicité des acteurs qui crée la confusion ?

Les géants du Web, les opérateurs télécoms ou des industriels plus traditionnels comme Legrand ou Siemens veulent fournir le « hub », c’est-à-dire la prise multiple sur laquelle tous les objets se connectent. Chacun tente de rallier un maximum de partenaires sans qu’aucun standard émerge.

Pour faire partie de l’écosystème d’Apple, Google ou Amazon, un fabricant doit se plier à leurs règles. Bien que très performant, le détecteur de présence Netatmo n’est, par exemple, pas compatible avec la plateforme Home Kit d’Apple. Un particulier ne va pas changer de chaudière parce qu’elle ne communique pas avec tel thermostat connecté !

Par ailleurs, le choix des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) soulève la question de la confidentialité des données. Avec la maison connectée, on touche à l’intime. Qui a envie que les données liées à son mode de vie soient exposées dans le cloud ? En France, La Poste entend jouer ce rôle de tiers de confiance avec son « Hub Numérique », une application mobile qui fédère différents services connectés.

Si les consommateurs reconnaissent les avantages de la maison intelligente, ils hésitent à sauter le pas. Comment installer ces objets connectés, les paramétrer ? À qui m’adresser pour le support ? C’est pour toutes ces raisons que la bataille est, pour moi, celle du dernier kilomètre. Ma société procède d’ailleurs à la constitution en France d’un réseau d’artisans formés à l’installation à domicile d’objets connectés.

Pourquoi les assureurs s’intéressent-ils au maintien à domicile des personnes âgées ?

Le maintien à domicile des personnes fragiles est l’autre enjeu de la maison connectée. Avec la robotique et des objets connectés comme des détecteurs de présence pour signaler les chutes, on estime que l’on peut repousser la dépendance de deux ans.

Un enjeu de société mais aussi économique, sachant que le placement d’un senior dans un établissement spécialisé (Ehpad) revient à 3 000 euros par mois, dont la moitié est à la charge de l’assurance complémentaire santé.

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